Hub éducatif

HUB EDUCATIF FRANCO-IVOIRIEN

Le ministre français des Affaires étrangères est venu annoncer avec fierté le jeudi 18 octobre, « jour de naissance de Felix Houphouët-Boigny » le lancement du « hub », un pôle éducatif entre l’enseignement supérieur français et ivoirien

Devant des dizaines d’étudiants venus de toute l’Afrique et rassemblés à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Jean-Yves le Drian a rassuré d’emblée : « La France n’entend nullement fermer les portes de ses universités aux étudiants africains. Notre mission est aussi d’aider la jeunesse africaine à trouver chez elle une offre de formation adaptée à ses besoins », a-t-il lancé, sur fond d’applaudissements sourds et de tam-tam.

Passerelles franco-ivoiriennes

L’idée du hub est de regrouper les formations des deux pays, de les mettre en réseau pour créer des passerelles. Il permettra donc aux étudiants ivoiriens et de la sous-région de suivre des programmes français à partir de la Côte d’Ivoire.

56 partenariats

Dans la salle, une douzaine de directeurs des plus grandes écoles françaises sont venus signer un total de 56 partenariats avec des écoles ivoiriennes. « Il en faut plus, il en faut 100 pour que le pays soit une vitrine à l’échelle régionale et que le modèle soit pérenne », a insisté Jean-Yves Le Drian. « Le hub vient renforcer un système qui existait déjà en Côte d’Ivoire, ajouté Frank Pacard. Par exemple, on a 14 élèves en classe préparatoire ici qui ont eu le concours et qui vont intégrer Polytechnique à Paris. Le hub va nous permettre de renforcer encore plus la formation des élèves et des professeurs de ces classes préparatoires. »

Les directeurs d’écoles présents ont ainsi vanté le modèle d’éducation à la française, mais ont refusé l’idée d’une francisation du système éducatif. « Les nouvelles formations seront adaptées aux besoins du pays », a assuré Tano Aka, directeur de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny. À ses côtés, Daniel Bourget, responsable de Master Cybersécurité à l’école d’ingénieur IMT Atlantique, a renchéri. « Avant en France, on avait des élèves indiens, des chinois, mais maintenant ils ne viennent presque plus. Ils ont ce qu’il faut chez eux, un bon niveau d’études et de recherches, et c’est ce qu’on doit apporter ici. »

Les programmes des différents partenariats sont très variés, certains ont lieu exclusivement en Côte d’Ivoire, d’autres permettent aux étudiants d’aller étudier une année en France ou de faire un stage. « Ils seront mieux formés, mais je ne crains pas une fuite des cerveaux, estime Tano Aka. Il y a beaucoup plus à faire ici qu’en Europe. Les Ivoiriens veulent développer leur pays, s’ils partent, ils reviendront. 

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Publié le : 25/10/2018 à 14:13
Mis à jour le : 25/10/2018 à 17:00